Portrait d'apprenti : Grégoire, Bac Pro Aéronautique, UFA Marcel Sembat, Sotteville-Lès-Rouen

Soumis par leila le mar 06/04/2021 - 10:15

Grégoire, 19 ans, a toujours été attiré par le secteur de l’aéronautique et s’oriente naturellement au lycée vers un Bac technologique STI2D puis enchaîne sur un BAC PRO aéronautique, option systèmes cellules en un an, car déjà titulaire d’un BAC ; en enseignement général, il repasse les mathématiques, la PSE (Protection Santé Environnement) et l’anglais technique.

Autant la mécanique automobile ne l’intéresse pas spécialement, autant celle de l’avion le fascine « pour moi, il est plus intéressant de savoir comment on fait voler un avion plutôt que de savoir comment on fait rouler une voiture. » En outre d’avoir pas mal voyagé avec sa famille, il a aussi eu une première expérience fascinante en fin de collège, en essayant un simulateur de vol aéronautique, aux alentours de Paris ; puis en 2nde, il monte à bord d’un Cesna ( modèle d’ avion ) avec un pilote, durant une bonne heure pendant laquelle, il a pu s’essayer aux manettes ! Toutes ces expériences n’ont fait que conforter Grégoire dans son choix d’orientation.

Une des conditions sinéquanones pour entrer sur ce Bac Pro aéronautique, uniquement ouverte aux personnes déjà titulaires d’un Baccalauréat, est de trouver un contrat d’apprentissage ; le lycée Marcel Sembat, qui propose cette formation depuis plusieurs années maintenant, a noué un fort partenariat avec des entreprises travaillant dans ce domaine bien spécifique et Grégoire n’a pas eu besoin de multiplier ses recherches ; ceci étant dit, sur 3 demandes, il n’a reçu qu’une réponse et heureusement, positive d’Ariane Groupe (qui compte une dizaine de sites en France) sur Vernon ; après 2 entretiens téléphoniques et un sur site, il signe son contrat le 14/09/2020, date de début des cours au lycée également .

Sur place, Grégoire y occupe le poste de « monteur ajusteur en salle blanche » où il « assemble des pièces pour faire un sous-ensemble de fusée » ; le rythme de travail est plutôt calme et les tâches, très précises ; l’entreprise privilégie grandement la précision, la minutie et douceur pour un travail de haute qualité. Il ajoute que la première des qualités demandées dans l’entreprise est l’honnêteté car il est primordial de savoir si « une pièce est tombée et/ou si elle a été endommagée afin de ne pas faire dysfonctionner le reste ». Il faut donc « être très calme et posé, ne pas s’énerver ni forcer sur les pièces ». L’anglais est régulièrement utilisé dans ces entreprises car les gammes opératoires sont souvent rédigées dans cette langue. Il y a un donc un vocabulaire technique à s’approprier, enseigné 2 heures par semaine au centre de formation.

Après le Bac Pro , Grégoire souhaite travailler pendant un an pour acquérir de l’expérience et reprendre ses études ensuite, soit en BTS ou s’inscrire sur une MC (Mention Complémentaire) pour continuer à travailler dans ce secteur qu’il affectionne tant : « soit en atelier pour le côté pratique, soit en bureau d’étude en sachant qu’il y a des avantages et des inconvénients pour les deux ».